06 janvier 2006

Vendredis gâteries

Tout à l'heure, j'ai franchi la porte de mon appartement, ai déposé mes paquets, et puis, ça m'a frappée. Depuis plusieurs semaines, voire des mois, je me gâte systématiquement les vendredis après-midi avant d'entrer chez moi. Sur l'avenue du Mont-Royal, je marche plus lentement. Les vitrines de livres, de cd et de magazines me séduisent. J'entre à la pharmacie me procurer le produit dernier cri en soins de beauté, sans regarder le prix. Mon ipod reste bien au chaud dans mon sac, car je n'ai pas envie de m'isoler du reste du monde. J'arrête chez le boulanger m'acheter une miche de blé entier pour mon déjeuner du lendemain. Je souris aux inconnus croisés dans la rue. Je croque à belles dents dans une pomme et laisse le vent ébouriffer ma tête dénudée.

Bref, je respire. J'ai le goût de me faire plaisir, et comme par hasard, ça tombe souvent les vendredis que je concrétise davantage ce désir par des achats cadeaux. Même si je lis et écris tous les jours, la plupart du temps, ce sont les revues qui méritent une petite part des dollars gagnés durant la semaine.

Pourquoi les vendredis, donc? J'ai d'abord cru pouvoir définir cette habitude comme une sorte de récompense soulignant la fin d'une dure semaine de travail, mais j'ai vite dû abandonner l'hypothèse. La semaine du retour des Fêtes s'est achevée aujourd'hui et une seule chose inhabituelle s'est produite : j'ai quitté plus tôt presque tous les jours par manque d'ouvrage! Ce n'est donc pas la fatigue qui a dicté les achats de la journée.

Posté par Alazia Poo à 19:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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